PARADIGME DE L’ATTACHEMENT

Champ de la psychologie pluridisciplinaire et très intégratif, La théorie de l’attachement étudie la construction et le développement de l’être humain, du nourrisson à la personne âgée. Elle est centrale si l’on envisage une compréhension globale de l’être social qu’est l’être humain.

Elle ne se limite pas à l’étude des liens noués durant les premières années de vie, pour la simple et bonne raison que nous n’arrêtons jamais d’être des individus sociaux.

Nous le restons à vie.

La théorie de l’attachement, permet d’appréhender l’origine et la fonction des besoins fondamentaux de l’homme et ainsi mieux saisir comment certains troubles sont en réalité des moyens pour s’adapter et survivre ( à un environnement menaçant, non secure…).

Sous son éclairage le trouble n’en ait plus un, il est un comportement adaptatif (certes bruyant). Ce comportement adaptatif qui découle d’un attachement insecure ou désorganisé-désorienté est très souvent considéré comme négatif par l’environnement mais aussi comme étant à l’origine de difficultés au sein de la famille, à l’école, au travail.

Or ce comportement n’est « que » l’effet (la conséquence). Derrière lui, se trouve la cause.

Sous l’éclairage de la théorie de l’attachement, l’effet n’est pas la cause.

Le point de vue change. RADICALEMENT.

Si, l’attachement joue un rôle majeur dans la régulation du fonctionnement psychophysiologique et dans l’apprentissage de la régulation des émotions négatives, la théorie de l’attachement propose de considérer la psychopathologie de l’être humain comme très corrélée aux carences dans le développement et la consolidation du lien d’attachement.

L’éclairage qu’elle apporte, offre de nouvelles perspectives de compréhension beaucoup moins pathologisantes.

Par ailleurs, et c’est peut-être le plus important :

Grâce à la plasticité que permet le cerveau et avec l’outil du reparentage (voir onglet thérapie) il est possible d’apporter rétroactivement ce qui a manqué durant les phases de développement et permettre au patient de reprendre les pleines commandes de sa vie en tant qu’adulte. Car oui, s’il est bien adulte sur le papier et ce depuis longtemps parfois il faut garder à l’esprit que le temps de l’horloge n’est pas celui du psychisme et que le besoin inné d’obtenir un attachement secure demeure …

Tant que ce besoin essentiel n’est pas comblé, il est difficile d’être serein et apaisé dans sa vie d’adulte. Et puisque l’esprit et le corps se modèlent conjointement les carences d’attachement induisent une multitude de difficultés psycho-biologiques et psycho-corporelles.

Concernant la prise en charge thérapeutique des troubles de l’attachement, vous pouvez consulter ; http://www.ma-psychotherapie.fr/therapie-des-etats-du-moi/

« Sans relation, point d’existence : être, c’est être relié… » Krishnamurti

A propos de la transmission de l’attachement insecure


« Il apparaît que ce n’est pas la nature du vécu des parents qui prédirait le type d’attachement de l’enfant mais plutôt l’importance de leur position défensive. Les comportements défensifs que certains parents ont à l’égard de leurs enfants en situation de stress ou de demande affective, trouvent leur origine dans leurs propres stratégies défensives » P.Fonagy


Les défauts de réponse de la mère à l’égard des besoins de son enfant proviennent de ses propres défenses contre la reconnaissance et la compréhension d’affects négatifs en elle-même.

Ce sont ses émotions négatives (sa souffrance ) qui ni acceptées, ni intégrées, lui font rejeter les besoins de son enfant. Ainsi, lorsque l’enfant, sollicite son parent pour un besoin affectif, le parent va rejeter sa demande afin de se protéger de ses propres émotions : c’est cela la position défensive. (C’est un mécanisme automatique de défense, difficile à réguler consciemment).

Dans le processus de transmission de l’attachement insecure, c’est donc la partie enfant à l’intérieur du parent, qui prédomine et qui souffre encore de ne pas avoir pu se lier à un adulte bienveillant lorsqu’elle en avait besoin. Je le rappelle, chaque personne est programmée pour nouer un lien d’attachement secure car c’est à partir de ce lien qu’elle va pouvoir se développer, autant psychologiquement que physiologiquement.

L’attachement est donc VITAL.

Ceci étant, la transmission de l’attachement insecure, peut durer longtemps et sur plusieurs générations : L’enfant que vous étiez a souffert de rejet, une fois devenu adulte, vous rejetez les besoins de votre enfant (parfois complètement inconsciemment) car vous souffrez toujours, votre enfant souffre de votre rejet et etc …


De ce schéma simplifié, il faut surement retenir, qu’il n’y a pas de déterminisme familial.

La transmission de l’attachement insecure peut cesser, sans thérapie ou avec mais jamais sans prise de conscience de sa propre souffrance car c’est cela qui fait contrepoids à la position défensive en permettant d’être dans l’empathie vis à vis de soi même et par la suite à l’égard des besoins de son enfant.

Dépression et attachement : Quels liens ?

Considérée comme un problème de santé public majeur, la dépression touche mondialement plus de 300 millions de personne. La France, est en tête du classement mondial, avec un taux moyen de 12 % de personnes dépressives. 

Avec une amplitude variable d’une personne à l’autre et d’un épisode à l’autre, le syndrome dépressif est caractérisé par :

    • La tristesse, les pensées négatives, la perte d’intérêt ou de plaisir, les idées suicidaires
    • La culpabilité, la faible estime de soi
    • Des troubles du sommeil ou de l’appétit, des troubles sexuels
    • Un ralentissement psychomoteur (troubles cognitifs), une sensation de fatigue et un manque de concentration, une perte d’initiative, une notion d’effort pour toute action

L’angoisse

Presque toujours présente dans la dépression, elle peut paralyser ou au contraire susciter de l’agitation. Elle créer des symptômes somatiques sur le registre de la peur : oppression dans la cage thoracique, boule dans la gorge, sueurs, palpitations …

« L’angoisse est un état qu’on peut caractériser comme un état d’attente de danger, de préparation au danger, connu ou inconnu »

Par la multitude de symptômes qu’il engendre, le syndrome dépressif « entrave la capacité d’une personne à fonctionner dans sa vie quotidienne ». Il est décrit comme à la fois :

« Celui qui a perdu l’envie. Un menteur par omission ; Ce qu’il dit est vrai, mais il ne voit plus que le côté négatif des choses. Celui qui n’a plus la possibilité de se projeter dans un avenir même proche »

Le risque suicidaire

« L’idée de la mort est toujours présente dans la dépression, elle est parfois même omniprésente, elle peut l’être de façon « implicite ou explicite ». La perte d’espoir, l’impossibilité de se projeter dans le futur conduisent à l’idée de mort ».

La dépression est la première cause de suicide en France. Près de 70 % des personnes qui décèdent par suicide souffraient d’une dépression, le plus souvent non diagnostiquée ou non traitée. Certaines personnes souffrant de dépression ne veulent pas tant mourir, que mettre fin à leur douleur psychique. Dans certains cas, le suicide devient « l’ultime recours » envisagé, pour arrêter de souffrir.

Quelle est l’origine de la dépression ?

Il n’y a pas de modèle explicatif unique, les causes sont multiples. Imparfaitement connues… Elle serait le fruit d’une interaction complexe entre facteurs :

  • Biologiques (maladie, alimentation, hormones, antécédents familiaux…)
  • Psychologiques (deuil, négligence, traumatismes…)
  • Sociaux (pauvreté, isolement…)
  • Environnementaux (éducation, valeurs familiales, culture de la société …).

La prévalence entre les sexes est aussi fortement inégale, la dépression touche en France deux fois plus de femmes que d’hommes.

Même si aucune théorie ne saurait à elle seule expliquer les raisons d’un trouble si complexe, plusieurs études, notamment en France et aux Etats-Unis mettent en corrélation un lien existant entre les liens d’attachement insecure et la survenue d’épisodes dépressifs. 

Si les dépressions ont toutes un tronc commun : « L’épuisement des mécanismes mentaux habituellement mis en œuvre pour maintenir le psychisme dans un état de satisfaction ou tout du moins d’équilibre », le modèle de l’attachement paraît pouvoir nous éclairer, quant aux modalités d’épuisement (et de maintien) de ces mécanismes mentaux. 

Les différents types d’attachement

Les réponses quotidiennes que l’enfant reçoit de ses figures d’attachement (Papa, maman ou substitut) vont former un système  (ou modèle) d’attachement. Il sera de type secure, insecure ou désorganisé. 

  • Lorsque les interactions avec les figures d’attachement de l’enfant sont régulières, bienveillantes, prévisibles, on parle d’attachement « secure ».
  • Lorsqu’elles sont irrégulières, imprévisibles, rejetantes, non sécurisantes, l’attachement est « insecure ».
  • Lorsqu’elles sont maltraitantes, sévèrement négligentes et que l’enfant est aux prises avec des peurs intenses face auxquelles il n’a aucune solution, ni aucune issue, il est question d’attachement « désorganisé ».

QUELS LIENS ENTRE LA DEPRESSION ET L’ATTACHEMENT ?

1/ Les expériences de pertes et de séparations 

Les expériences de pertes (décès, séparation …) jouent un rôle prépondérant dans l’émergence du syndrome dépressif, d’autant plus lorsqu’elles surviennent durant l’enfance. Ces expériences précocement douloureuses, fragilisent l’individu et s’expriment sous la forme d’un deuil pathologique. J. Bowlby, estime que l’expérience de perte, peut contribuer de manière causale à un état dépressif par l’intermédiaire de l’un des trois moyens suivants :

    • En tant qu’agent provoquant. Elle accroît le risque de développement d’une perturbation et détermine le moment où elle se produit.
    • En tant que facteur de « vulnérabilisation », dans le sens où elle accroît la sensibilité de l’individu face à certains évènements.
    • En tant que facteur ayant une influence à la fois sur la forme et sur la gravité de l’état dépressif

2/ La formation des Modèles Internes Opérants (M.I.O)

Sous l’influence des réponses obtenues par les figures d’attachement, des pensées type vont se constituer (vis à vis de soi-même) puis se généraliser (vis à vis du monde). Exemples ; A la pensée « Je ne suis pas aimable » va s’ajouter et se généraliser la pensée : « Personne ne pourra m’aimer ». A la pensée « Je ne peux pas faire confiance à mes parents » va s’ajouter et se généraliser la pensée « Les autres vont me trahir »…

Ces modèles de pensées, appelés modèles internes opérants, permettent à l’enfant d’anticiper les réponses à venir en schématisant son environnement. Grâce à ces schémas, l’enfant s’attend à recevoir des réponses négatives, son environnement devient alors prévisible et son sentiment d’impuissance est diminué. En exerçant un certain contrôle sur les réponses à venir en s’y attendant, son anxiété est régulée, contenue.  

Les modèles de pensées qui ont permis à l’enfant de s’adapter par le passé, perdurent à l’âge adulte, alors que l’environnement a (radicalement) changé !

Pourquoi ? Parce-que « Plus ces modèles de relations sont activés, plus ils se consolident, tendent à être automatiques et inconscients et ont un impact sur les processus psychologiques et la personnalité ». Et il se trouve que l’enfance dure longtemps … 

Elaborés sur un registre insecure, ces modèles de pensées continuent d’influer sur l’humeur de l’individu en favorisant « les idées noires » sur lui-même et sur son environnement : Culpabilité, sentiment de ne pas être à la hauteur, dénigrement de soi-même et du monde, perte d’espoir.

Pas de syndrome dépressif sans pensées négatives

Le jugement et le raisonnement imprégnés par la tristesse, l’anxiété et le pessimisme impactent l’humeur de l’individu. Ce sont ces vieux schémas de pensées qui prédisposent l’individu à la dépression. Du point de vue de l’attachement, ce ne serait pas la dépression qui entraînerait les pensées négatives mais plutôt l’inverse

En 1984, le psychiatre J. Bowlby décrivait : « L’hypothèse de l’attachement comme modèle de vulnérabilité préexistant à la dépression s’appuie sur l’idée que l’attachement est davantage une caractéristique psychologique durable, liée à un fonctionnement relationnel stable construit dans la prime enfance ». 

3 / La régulation émotionnelle et la capacité de mentalisation

Le syndrome dépressif est un trouble de l’humeur, associé à la tristesse, à la culpabilité et presque toujours l’anxiété. Au cours d’un épisode dépressif, les émotions sont difficilement gérées et contenues, elles surgissent sous une forme « brut » et envahissante.

En 2013, une étude américaine, fait clairement ressortir le lien entre les attachements de type insecure, la dépression et la difficulté à réguler ses émotions. Selon ses résultats, le type d’attachement et les symptômes de dépression et d’anxiété seraient médiés par la capacité à gérer efficacement ses émotions. En effet, l’attachement insecure, favorise la difficulté à réguler les affects et accroît le sentiment d’insécurité intérieur.

L’INPES, souligne que les personnes souffrant de dépression réagissent avec une grande sensibilité aux situations de la vie quotidienne, comme s’il manquait un «Espace d’amortissement » entre elles et leur environnement.

Cet « espace d’amortissement », est une composante de la capacité de mentalisation. Cette fonction de mentalisation sous-tend la compréhension des états d’âmes et des expériences émotionnelles, liées aux autres et à soi-même. Elle permet de s’ajuster à l’environnement, de traiter les expériences affectives. Elle contribue de façon essentielle à la régulation des émotions, au contrôle des impulsions, et à la maîtrise de soi même. La capacité de mentalisation « donne du sens à l’expérience interne sans que l’individu soit envahi par ses émotions ou coupé de celles-ci »

Pour qu’elle puisse opérer, il est nécessaire que la figure d’attachement ait au préalable joué son rôle : C’est-à-dire sécuriser et apaiser l’enfant face à ses tensions intérieures parfois intenses, et qu’il n’est pas en capacité de réguler seul. Cette régulation quotidienne va lui permettre d’adapter son ressenti émotionnel sans être submergé, trouver des solutions seul et savoir demander de l’aide en cas de besoin. 

A l’inverse, lorsque les figures d’attachement n’ont pas ou peu régulé les émotions de l’enfant en amont, celui-ci reste envahi par ses peurs et son anxiété, qui augmentent à mesure qu’elles ne sont pas apaisées. La carence de régulation émotionnelle qui en découle entrave le développement de la capacité de mentalisation de l’enfant. Cette « carence » pourrait en partie expliquer la survenue d’épisodes dépressifs, anxieux, voir phobiques à l’âge adulte.

Pour conclure …

Même si les premiers liens d’attachement ont une importance non négligeable, rien n’est définitif, ni perdu. Grâce aux nouvelles thérapies, il est possible de retravailler les modèles de pensées et les réactualiser. Ce travail permet de s’extirper d’un destin dont on ne veut pas, parce-que justement il n’est pas choisi …

Sources : INPES ; H.Cuche 1997 ;  Douglas 2013 ; Dassonville ; 2007, American Journal of Orthopsychiatry, S.Marchand ; Bowlby : Attachement et perte ; Mercier, Martin, Paillard, 2014 ; Fonagy, Target 2017 ; Slade 2005 ; M.Main 1991, citée par Fonagy ; Freud, Au delà du principe de plaisir.

Sous le masque du trouble de l’attachement

Sous le masque des apparences trompeuses d’un enfant distant, froid, colérique et solitaire. Il rejette l’attention et l’amour, mais en a terriblement besoin et terriblement peur à la fois. Décryptage :

« Ne soyez pas trompés par moi. Ne soyez pas trompés par l’air que j’ai, parce-que je porte un masque que j’ai peur d’enlever. Faire semblant est un art qui est ma seconde nature, mais ne vous y trompés pas.

Je vous donne l’impression que je suis en sécurité, que tout est ensoleillé et sans faux pli avec moi, à l’intérieur comme à l’extérieur, que la confiance est mon nom et le calme est mon jeu, que l’eau dort et que je contrôle, que je n’ai besoin de personne, mais ne me croyez pas, s’il vous plaît.

Ma surface peut sembler lisse, mais ma surface est mon masque. En dessous, sourd, le vrai moi est dans la confusion, dans la crainte, seul, dans la souffrance, mais je le cache, je veux que personne le sache. Je panique à l’idée de mes faiblesses, de mes craintes et de ma souffrance exposées. C’est pourquoi je crée avec frénésie un masque pour me cacher derrière lui.

J’ai besoin que l’on se préoccupe de moi. J’ai besoin d’aide. C’est la seule chose qui puisse me libérer, de moi même, des murs de la propre maison que j’ai bâtie moi-même, des barrières que j’ai si péniblement érigées. Mais je ne vous dis pas cela, je n’ose pas, j’ai peur. J’ai peur que vous pensiez que je n’en vaux pas  la peine et que vous riiez, et vôtre rire me blessera. J’ai peur qu’au fond de moi je ne sois rien, rien de bon,  que vous le perceviez et que vous me rejetiez.

Aussi, je joue mon jeu avec mon masque d’assurance à l’extérieur et un enfant tremblant à l’intérieur.

Je déteste me cacher. Honnêtement. Je déteste le jeu superficiel que je joue. J’aimerais  vraiment être sincère et spontané, être moi, mais vous devez m’aider. Vous devez me tendre la main même si c’est la dernière chose dont je semble avoir besoin. Il n’y a que vous qui pouvez essuyer de mes yeux, le vide et la peine que j’essaie de ne pas ressentir.IL n’y a que vous qui pouvez m’ aider. Chaque fois que vous êtes gentil, doux et encourageant , chaque fois que vous essayez de me comprendre parce-que vous vous préoccupez vraiment de moi, les ailes commencent à pousser dans mon cœur. De toutes petites ailes, de très faibles ailes, mais des ailes.

Avec votre sensibilité et votre sympathie, avec votre pouvoir de compréhension, vous pouvez m’insuffler la vie. Je veux que vous sachiez cela. Je veux que vous sachiez combien c’est important pour moi. Vous seul pouvez me libérer de mon sombre monde de panique et d’incertitude, de ma prison solitaire. Aussi ne passez pas sans me voir, s’il vous plaît ne passez pas.

Une longue conviction de manque de valeur et de colère construit des murs solides. Plus vous vous rapprocherez de moi et plus je peux m’enfuir à l’aveuglette, c’est irrationnel, parfois je suis irrationnel. Je combats cette chose que je pleure de ne pas avoir.

On me dit que l’amour, les soins et la tendresse sont plus forts que des murs solides, là se trouve mon espoir, mon seul espoir. Alors , s’il vous plaît, essayer d’abattre ces murs avec des mains fermes mais douces parce-qu’ un enfant est très sensible ».

Pour plus d’informations sur les troubles de l’attachement : https://pro.guidesocial.be/actualites/troubles-de-l-attachement-des-indices-pour-les-detecter.htmlou  https://pro.guidesocial.be/actualites/le-trouble-de-l-attachement.html