L’inconscient. Un ami en coulisses ?

Selon Freud, certaines pensées, idées ou croyances sont considérées comme inacceptables par l’inconscient qui pour s’en défendre utilise le refoulement. Ce mécanisme chargé de protéger la personne de ses émotions douloureuses n’est pas complétement hermétique (et heureusement!). Ainsi, il donne parfois naissance à des lapsus, des actes manqués qui trahissent sa volonté profonde.

Nous ferions un lapsus tous les 600 à 900 mots ! C’est dire l’omniprésence (l’omnipotence ?) des forces inconscientes dans notre quotidien.

Le lapsus, peut survenir lorsque la personne réprime plus de choses qu’elle n’en exprime. Plus ou moins élaboré, il révèle les profonds désirs et n’a que faire des convenances sociales. Sous le masque du banal accident de langage, il ouvre une porte vers les états d’âme de l’individu.

La face émergée d’un iceberg immergé …

Ce qui est surprenant lorsqu’une personne fait un lapsus ou commet un acte manqué, c’est sa réaction. Elle est très surprise, parfois gênée des décisions, ou des mots qu’elle a prononcés sans avoir eu le moindre contrôle dessus. Pourtant, l’auteur de ces désagréments n’est autre que la personne elle-même. Par analogie avec les rêves, les actes manqués, les oublis et les lapsus, sont une voie d’accès à l’inconscient qui grâce au travail de libre association (en psychanalyse) peuvent éclairer l’individu et le mener à des éléments totalement insoupçonnés.

Le Moi (le conscient) est-il vraiment maître dans sa propre demeure ?

Tantôt libérateur, quand il pousse la personne à agir comme elle le souhaiterait réellement, tantôt protecteur lorsqu’il lui fait oublier ce RDV qui la stresse tant, l’inconscient décide et dirige. Darwin, lui-même dans un souci d’amélioration personnel prenait régulièrement soin de noter les idées et les observations qui lui étaient défavorables, car il savait pertinemment que son inconscient se chargerait bien vite de les lui faire oublier !

L’inconscient : Ce vieux sage …

Quant à ce pressentiment, que chacun a déjà ressenti au moins une fois dans sa vie, il serait également, selon Freud, l’œuvre de l’inconscient : «C’est parce -qu’ il ne sait rien de la motivation de ses propres actes accidentels et parce que cette motivation cherche à s’imposer à sa connaissance, que le superstitieux est obligé de la déplacer en la situant dans le monde extérieur» Pour autant, certaines populations sous couvert de superstition écoutaient leurs inconscients et devenaient ainsi meilleurs psychologues que nous le sommes, selon lui. Les romains, par exemple, analysaient de façon perspicace leurs actes manqués. Si un évènement ou un faux pas se manifestaient avant une visite, ils en déduisaient par superstition qu’il ne fallait pas s’y rendre car il existait une opposition à ce projet. Ils l’attribuaient à des forces extérieures (la superstition) or pour Freud, ce «signe» venait de l’intérieur (l’inconscient).

Peut être (comme souvent) est- ce un peu des deux … Rien n’est simple !!

«On n’est en effet sûr du succès complet que lorsque toutes les forces de l’âme sont tendues vers le but désiré» (Freud)

L’inconscient joue un rôle prépondérant dans la vie du sujet car il le confronte à sa volonté profonde et tente par petites touches de lui faire accepter l’essence même de son « Moi », son être. Non pas qu’il est une conscience ou de quelconques états d’âme ! Il tient simplement le rôle qui lui est attribué : Tenter de conduire les forces psychiques de l’individu vers l’équilibre, vers sa propre réalisation.

L’inconscient, lieu de colocation de l’esprit et de l’âme ?

Qui sait …

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